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Une catastrophe informatique n’arrive pas tous les jours, heureusement ! Mais souvent, quand elle survient, les conséquences sont dramatiques. Perte de données, de temps, destruction matérielle…

Parfois on n’y peut rien, mais parfois, cette catastrophe informatique peut être évitée. Comment ? En anticipant. Mais comment savoir ce qu’il faut anticiper ? En écoutant son prestataire informatique. S’il vous conseille une évolution sur votre infrastructure, c’est qu’il y a une bonne raison. Vous n’y croyez pas ? Alors rien que pour vous je vous dévoile une anecdote récente d’une PME. Ensuite, quand on vous parlera de dette technologique, cela vous paraitra dorénavant plus clair…

Catastrophe informatique courante : une infrastructure vieillissante

Voici le contexte factuel :

Un serveur vieillissant (8 ans d’âge) non couvert par une garantie matérielle voit l’un de ses 2 disques durs tombé en carafe. Jusque-là, pas d’incidence sur la production, puisqu’il y a un 2ème disque (en raid) qui répliquait le 1er et qui a pris le relais.

Bien sûr, un changement de serveur avait été proposé bien avant. Le cycle de vie habituel d’une infrastructure serveur peut varier de 3 à 5 ans en fonction de l’évolution de l’entreprise. Au bout de 8 ans, et malgré ce 1er incident, le client se félicite d’avoir attendu et de ne pas avoir dépensé d’argent !

Ce qu’il ne voit pas, c’est le niveau de risque qui augmente. Le 2ème disque dur, de la même génération que le 1er, peut à tout moment lâcher aussi. Et dans ce contexte, cela n’est plus la même histoire. Perte de données potentielle, temps de remise en service, arrêt de la production. Mais même prévenu, le client voit toujours son informatique en fonctionnement. Alors que du point de vue du prestataire, le temps est compté.

Niveau de risque et économie font-ils bon ménage ?

Quelques heures après ce 1er crash, le tic tac s’est accéléré car le 2ème disque dur présentait alors une alerte de défaillance avec un message de “preventive failure”. Nous devions faire vite !

  • 1er enjeu : trouver un disque dur compatible avec ce vieux serveur. Heureusement que le reconditionné existe car plus de pièce neuve sur le marché. Mais quelle sera la durée de vie du “nouveau” disque ? et plus qu’une seule quantité de disponible avec un délai de livraison de 48 heures ! et là, on croise les doigts pour que l’unique disque dur tienne jusqu’à la livraison… Dans ces conditions, on ne peut pas se permettre d’être regardant sur le prix de la pièce détachée…
  • 2ème enjeu : présenter le nouveau schéma directeur cible pour remplacer l’existant. Pas de temps à perdre pour regarder le meilleur rapport qualité prix, il faut prendre un serveur avec des composants en stock.

Le nouveau schéma proposé devait répondre à de la disponibilité sur stock dans un contexte Covid d’approvisionnement… et le budget était donc plus élevé de 30% que celui présenté 2 ans avant.

La dette technologique amène fatalement vers la catastrophe informatique

Devinez quoi ? le client n’a pas souhaité renouveler son serveur. Il a simplement acheté le disque dur reconditionné et a souhaité attendre le crash du 2ème disque dur…

Il ne voulait pas “voir” sa dette technologique – c’est-à-dire le budget qu’il n’avait pas mis en temps opportun. Et donc le 2ème disque a craché comme cela était prévu et nous nous sommes retrouvés devant une catastrophe informatique. Même en tant que prestataire, vous ne pouvez rien faire, si le client ne veut pas voir l’impact de ses décisions sur son exploitation ou si son appétence aux risques est élevée.

Dette technologique : C’est l’ensemble des problèmes non résolus dans le temps

Pas de miracle, il faut faire les choses en temps et en heure. Financement + contrat managés : la recette pour y voir plus clair et pour un budget prévisible.